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Un œil sur le marché

Pourquoi nous avons refondé WAAGE en 2026 — Coulisses

Une solution de gestion des rémunérations développée par le cabinet de conseil PEOPLE BASE CBM

Publié le 17 juin 2026Source WAAGE
Pourquoi nous avons refondé WAAGE en 2026 — Coulisses

La nouvelle version de WAAGE n'est pas une simple mise à jour graphique : c'est une plateforme entièrement reconstruite, à partir des mêmes données et de la même expertise, mais avec une architecture, une interface et un périmètre fonctionnel totalement repensés. Voici, sans filtre, ce qui nous a poussés à tout recommencer et comment nous avons mené ce chantier.

Quand un logiciel a plus de huit ans, deux options s'ouvrent

Faire évoluer un logiciel installé, c'est presque toujours préférable. Les utilisateurs y sont habitués, les données s'y trouvent, les processus sont calés. Les évolutions par petites touches — ici un écran amélioré, là un module ajouté — permettent de conserver l'élan sans bouleverser l'existant. C'est l'option que nous avions retenue depuis le lancement initial de WAAGE, il y a plus de huit ans : chaque année, le logiciel s'enrichissait de nouvelles fonctionnalités, gagnait en finesse statistique, étendait sa base de données. Et c'est en bonne partie ainsi que WAAGE est devenu, au fil du temps, l'une des références françaises du benchmark salarial et de la gestion des rémunérations.

Mais à un moment, la logique des petites touches atteint ses limites. Plus on ajoute de fonctionnalités à une interface conçue à une autre époque, plus l'expérience utilisateur s'alourdit. Plus on étend une base de données, plus les temps de calcul s'allongent. Plus on tente de faire entrer de nouvelles obligations réglementaires dans une architecture pensée avant elles, plus le résultat ressemble à des rustines superposées. Nous avons pris cette décision lourde au début de l'année 2025 : ne pas faire évoluer WAAGE par patches successifs, mais reconstruire une plateforme entièrement neuve, depuis la base de données jusqu'au dernier pixel d'interface.

Cette décision n'a pas été simple. Elle suppose de mobiliser des ressources importantes sans interrompre le service rendu aux clients de l'ancien WAAGE, de définir avec précision ce qui doit être conservé et ce qui doit être transformé, de tenir un calendrier exigeant. Mais elle nous a paru, à terme, la seule réponse honnête aux attentes que nous percevions de plus en plus clairement chez nos utilisateurs et dans le marché.

Ce que nous écoutions chez nos utilisateurs

La refonte n'est pas née d'une vision purement technique : elle est née d'une écoute attentive de ce que vivaient au quotidien les équipes RH qui utilisaient WAAGE. Plusieurs signaux convergeaient. D'abord, une attente très forte de fluidité. Les responsables compensation & benefits, les contrôleurs de gestion sociale, les DRH veulent produire une analyse en quelques clics, pas en quelques minutes. Quand on doit présenter une situation à son comité de direction le lendemain matin, on n'a pas le temps de naviguer entre dix écrans pour assembler la photographie.

Ensuite, une demande de plus en plus claire d'indicateurs synthétiques. Pendant longtemps, les directions RH demandaient à leurs outils des analyses détaillées, des tableaux complets, des statistiques fines. C'est toujours nécessaire, mais ce n'est plus suffisant. Les directions générales, les comités de rémunération, les conseils d'administration veulent désormais des scores, des notes globales, des indicateurs qui se présentent en trente secondes et qui résument la qualité d'une politique salariale. Cette demande nous a poussés à concevoir, dès le départ de la V2, un module de diagnostic capable de restituer en un score sur cent la qualité d'ensemble d'une politique de rémunération.

Enfin, et c'était sans doute le signal le plus urgent, l'arrivée imminente de la directive européenne 2023/970 sur la transparence des rémunérations. Cette directive change profondément ce qu'on attend d'un logiciel de gestion des rémunérations : il ne s'agit plus seulement de mesurer des salaires, il faut désormais détecter automatiquement les écarts par catégorie de travailleurs, chiffrer les coûts de rattrapage, produire des fiches d'information individuelles, préparer les dossiers d'évaluation conjointe. Tenter d'ajouter ces fonctionnalités à l'ancienne architecture aurait été possible, mais le résultat aurait toujours porté la marque d'un ajout tardif. Nous voulions au contraire que la conformité européenne soit intégrée dès la première version de la V2, pas comme un module additionnel mais comme un pan entier du logiciel.

Trois choix d'architecture non négociables

Très tôt dans le projet, nous nous sommes mis d'accord sur trois lignes rouges qui ont structuré l'ensemble de la refonte. Le premier choix, c'est la souveraineté française. L'intégralité des données traitées par WAAGE — vos collaborateurs, vos rémunérations, vos analyses — devait rester en France, sur des serveurs souverains, avec une équipe technique française. C'est de plus en plus exigé par les directions juridiques et par les comités d'audit, en particulier pour des données aussi sensibles que celles de la masse salariale, et c'est un engagement que nous voulions tenir sans la moindre ambiguïté.

Le deuxième choix, c'est le temps réel. Les anciennes enquêtes de rémunération fonctionnaient sur un rythme annuel : on commande, on reçoit, on exploite, on attend l'année suivante. Ce rythme ne correspond plus à la vitesse à laquelle les décisions RH se prennent aujourd'hui. Dans la V2, chaque indicateur, chaque statistique, chaque écart se recalcule à chaque consultation, à partir d'une base de données qui s'enrichit en continu. Vous ne « commandez » plus une analyse : vous la consultez, à chaque fois qu'une question salariale se pose.

Le troisième choix, c'est la conformité européenne intégrée par construction. Plutôt que de la traiter comme un module supplémentaire à acquérir, nous l'avons inscrite dans le périmètre standard de la V2, dès la première version. Cela représentait un effort considérable côté équipe, et un manque à gagner commercial évident, mais c'était la seule façon cohérente d'aborder le sujet. Une obligation réglementaire ne se vend pas à part : elle fait partie du logiciel.

Une équipe pluridisciplinaire pour un chantier exigeant

Reconstruire une plateforme de cette envergure suppose de réunir des compétences très différentes autour d'une même table. Nous avons mobilisé pendant douze mois une équipe pluridisciplinaire qui associait, à parts presque égales, des ingénieurs logiciels chargés de l'architecture technique, des designers d'interface dont la mission était de rendre le logiciel plus simple à utiliser que ne l'était son prédécesseur, et bien sûr les consultants compensation & benefits du cabinet PEOPLE BASE CBM, dont l'expertise métier irrigue WAAGE depuis ses débuts. C'est ce dialogue permanent entre la technique, le design et le métier qui fait la singularité de WAAGE par rapport à des plateformes RH généralistes.

Mais une équipe interne, aussi compétente soit-elle, ne suffit pas. Pour s'assurer que la V2 répondrait réellement aux attentes des utilisateurs et non à l'idée que l'équipe se faisait de ces attentes, nous avons associé tout au long du chantier un panel d'utilisateurs RH issus de PME, d'ETI et de groupes français qui ont accepté de tester chaque module en conditions réelles, avant la mise en production. Leurs retours ont régulièrement fait évoluer les choix de conception, parfois bousculé des décisions qui nous paraissaient acquises, toujours rapproché le logiciel de ce que les utilisateurs en attendaient concrètement.

Cette méthode a un coût : elle ralentit le rythme de développement, oblige à revenir sur des choix déjà actés, demande beaucoup de pédagogie auprès des équipes techniques. Elle a aussi une vertu décisive : elle produit un logiciel qu'on n'a pas besoin de « vendre » ensuite aux utilisateurs, parce qu'il a été conçu avec eux.

Ce que nous conservons, ce que nous transformons

La refonte de WAAGE n'est pas une table rase. Il y a tout un patrimoine que nous avons soigneusement conservé, parce qu'il fait la valeur du logiciel et que nos clients y sont attachés. D'abord, la base de données. Les huit années d'observations contrôlées par les consultants du cabinet PEOPLE BASE CBM, la nomenclature des emplois repères, les filières professionnelles, les méthodes statistiques de restitution : tout cela a été repris à l'identique dans la V2, parce que c'est sur cette donnée que repose la fiabilité du logiciel. Ensuite, l'expertise consultant : WAAGE reste, comme il l'a toujours été, l'extension numérique d'un cabinet de conseil en rémunération.

En revanche, à peu près tout le reste a été repensé. L'architecture technique a été reconstruite pour permettre les calculs en temps réel et l'intégration native de la conformité européenne. L'interface a été entièrement redessinée pour s'adresser à des utilisateurs RH plutôt qu'à des analystes statistiques. Le périmètre fonctionnel s'est considérablement élargi : la V2 propose douze modules intégrés, là où l'ancien WAAGE en couvrait moins, et la cohérence entre ces modules a été pensée dès le départ pour éviter les ressaisies et les incohérences.

Un chantier qui n'est jamais vraiment terminé

La mise en ligne de WAAGE 2026 en mai dernier n'est pas la fin du chantier, c'est le début d'un cycle nouveau. Nous continuerons à enrichir le logiciel, à intégrer les évolutions réglementaires à mesure qu'elles seront publiées, à écouter ce que nous disent les utilisateurs maintenant qu'ils ont la V2 entre les mains. La V2 est conçue pour cela : son architecture permet d'ajouter de nouveaux modules sans devoir tout réécrire, ses interfaces sont modulaires, ses calculs sont paramétrables. Ce qui a été particulièrement coûteux pendant ces douze mois — la reconstruction de la fondation — devrait permettre de gagner en agilité pour toutes les évolutions à venir.

Si nous avions à résumer en une phrase ce que cette refonte nous a appris, ce serait sans doute ceci : un logiciel professionnel destiné aux directions des ressources humaines françaises ne se conçoit ni depuis San Francisco ni depuis Londres. Il se conçoit en écoutant des DRH français, en associant des consultants qui connaissent les conventions collectives, l'Index Pénicaud, les NAO et le dialogue social, et en gardant en tête que chaque collaborateur dont la fiche s'affiche à l'écran est une personne dont la rémunération va déterminer une partie significative de sa vie. C'est cette conviction qui a guidé la V2, comme elle guide WAAGE depuis ses débuts.

Vos questions sur la refonte de WAAGE

Pourquoi avoir attendu mai 2026 pour livrer la nouvelle version ?

Reconstruire une plateforme professionnelle utilisée par des centaines d'entreprises clientes ne se fait pas en quelques mois. Nous avons préféré prendre le temps nécessaire pour livrer une V2 stable, complète et conçue avec les utilisateurs, plutôt que d'annoncer prématurément une version qui n'aurait pas tenu ses promesses. Les douze mois de re développement représentent le temps qu'il nous a fallu pour mener à bien l'ensemble du chantier, depuis la refonte de l'architecture jusqu'à la mise au point des derniers écrans, en associant à chaque étape un panel d'utilisateurs RH.

Les utilisateurs de l'ancien WAAGE doivent-ils tout refaire ?

Non. La migration depuis l'ancienne version est entièrement prise en charge par nos équipes. L'ensemble de vos données collaborateurs, de vos pesées d'emplois et de vos paramétrages d'entreprise sont automatiquement transposés dans la nouvelle interface, sans aucune saisie manuelle. Vous retrouvez votre référentiel et votre historique dans une présentation nouvelle, mais sans avoir à reconstruire quoi que ce soit.

Allez-vous continuer à faire évoluer WAAGE ?

Oui, c'est même précisément ce que la nouvelle architecture rend possible. La refonte a été conçue pour faciliter les évolutions à venir, qu'il s'agisse de l'ajout de nouveaux modules, de l'intégration des futures obligations réglementaires (notamment celles qui découleront de la transposition complète de la directive européenne en droit français) ou de l'enrichissement de la base de données. WAAGE est un logiciel vivant qui s'adapte en permanence aux besoins des directions des ressources humaines.

Comment vous assurez-vous que la V2 reste fidèle à l'esprit WAAGE ?

Par la continuité de l'équipe et de la méthode. La V2 a été conçue par les mêmes consultants compensation & benefits du cabinet PEOPLE BASE CBM qui accompagnent WAAGE depuis ses débuts, avec les mêmes principes : un outil de référence pour le marché français, conçu pour les directions des ressources humaines de PME, d'ETI et de groupes, accessible sans projet informatique lourd, et nourri par l'expérience d'un cabinet de conseil en rémunération. Ce sont ces principes qui font WAAGE, et ce sont eux que la V2 reprend et amplifie.

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